Meilleurs vœux !!!
Cette année, quelques messages de vœux m’ont été adressés avant le 1er janvier. Quelle fut donc ma surprise de constater que mes repères s’en sont trouvés quelque peu altérés. Tel le lapin blanc dans Alice au pays des Merveilles, aurions-nous peur d’être en retard ?
Pourtant en France, le mois de décembre est consacré à souhaiter uniquement de « Joyeuses Fêtes de fin d’année ». Certes, nos amis suisses, allemands et anglo-saxons et peut-être d’autres présentent leurs vœux pour la nouvelle année dès la première quinzaine de décembre. C’est dans leurs coutumes d’envoyer de splendides cartes qui trônent ainsi sur la cheminée ou qui sont suspendues au plafond, reliées par un fil pendant toutes les fêtes. C’est du plus bel effet. Ces traditions semblent arriver en France, mais malheureusement sans les cartes…
Dans notre pays, nous présentons nos bons vœux à partir du 1er janvier et cela jusqu’au 31 janvier.
À partir du 1er février, nous sommes en retard !
« Avant l’heure, c’est pas l’heure.
Après l’heure, c’est plus l’heure. »
Les superstitieux croient que souhaiter l’année nouvelle avant son début porte malheur.
Nous avons donc un mois pour nous conformer à certaines règles de bienséance. Toutefois, il semble plus judicieux de présenter nos vœux dès les premiers jours de janvier. Il faut donc ne pas trop tarder pour ne pas donner l’impression de négliger la personne à qui l’on s’adresse…
Dans la tradition, les plus jeunes transmettent leurs vœux en premier à leurs aînés. Cependant cette tendance semble s’estomper… Passons outre, l’essentiel se trouvant dans l’intention.
On peut se souhaiter désormais une bonne année par SMS, par courriel, par un coup de fil, par message Facebook et bien d’autres. Mais le « must » reste tout de même d’envoyer une carte de vœux. Certes, cela requiert un plus grand investissement personnel. Il faut du temps pour la choisir, pour la rédiger, pour réfléchir à ce que veut transmettre notre cœur. On oublie le SMS impersonnel envoyé à tout son répertoire qui a peu de valeur et est artificiel.
Présenter ses vœux, quelle que soit la méthode choisie, nous permet de prendre des nouvelles, de reprendre contact, de renouer des liens, de s’enquérir des autres, proches et moins proches. Récemment, un ami m’a confié avec beaucoup d’humour, ne plus oser souhaiter une belle année, une bonne santé car souvent les résultats ne sont pas à la hauteur des prévisions souhaitées. Mais justement, un message bienveillant et surtout personnalisé fait du bien. Il faut éviter de regarder derrière soi et réussir à se tourner vers l’avenir et puis, il faut accepter que la société et le monde évoluent, que les traditions changent un peu… Juste un peu..
Finalement, le meilleur moyen n’est-il pas de se voir, quand on le peut ?
« Bonne année ! Bonne santé ! C’est important la santé. Quand on a la santé, le reste suit. »
Pas de soucis…
Hier, j’ai participé au loto d’une association à laquelle nous adhérons, mon mari et moi.
Une belle façon de se retrouver, de présenter ses vœux, de prendre des nouvelles.
Beaucoup de monde était présent.
« Bise ? Pas bise ? Pour la bonne année quand même, faisons un effort ! »
Pas de soucis…
Dans un silence presque parfait, notre animateur a mis sa machine à boules en marche pour quatre heures de concentration, de suspens, d’espoir et de déception. Personnellement, j’avais mis toute mon énergie à gagner un jambon cru, un mètre de bières, éventuellement la crêpière et les jumelles (certes un peu grosses pour aller au théâtre, celles-ci étant prévues pour scruter l’horizon en pleine mer).
Donc, disais-je, dans ce silence presque parfait, des éternuements, des quintes de toux commencèrent à se faire entendre. Aïe, pensais-je… Qui a toussé ? lui ai-je fait la bise ? A-t-il postillonné sur mon morceau de galette ?
Bonne santé !
Catherine Bixquert





