2018 – Noir mais pas que… Sur les traces de Pierre Soulages

Après quatre heures de route, les participants ont pu profiter de la gastronomie ruthénoise avant d’enchaîner la visite des musées (deux groupes) musée Soulages / musée Fenaille et la traversée de la vieille ville en guise de promenade digestive.
Au cœur de la cité de Rodez, le musée Fenaille doit sa renommée internationale à sa collection exceptionnelle de statues-menhirs, sculptées il y a plus de cinq mille ans. Ces sculptures énigmatiques sont les plus anciennes statues monumentales d’Europe.
Le musée Soulages, quant à lui, abrite la plus importante collection au monde d’œuvres du peintre, né à Rodez en 1919. Peintures sur toile et sur papier, dont les précieux brous de noix de l’après-guerre, estampes (eaux-fortes, lithographies, sérigraphies), bronzes et travaux préparatoires des vitraux de Conques. Lors de notre visite, une des grandes figures de l’architecture et de l’urbanisme du XXe siècle, Charles-Édouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier était à l’honneur.
À l’issue de cette longue journée, un hôtel restaurant convivial attendait les participants pour un dîner et une nuit au calme à quelques kilomètres de Rodez.
Le lendemain matin était consacré à la visite de la cathédrale de Rodez et de la vieille ville, en toute liberté et au gré de l’humeur des participants, en flânant dans les rues piétonnes. Après avoir profité encore une fois de la gastronomie aveyronnaise, le retour vers Martigues était inéluctable avec des souvenirs plein les yeux… et le ventre !

2019 – Fou ou génie… À la rencontre de Salvador Dali

En mars 2019, toujours à l’initiative de l’atelier Arts plastiques, nous nous sommes invités chez Salvador Dalí, en Espagne, pour découvrir la Casa-Museu Salvador Dalí à Port Lligat et le Teatre Museu Dalí à Figueras, entre autres.
Le voyage débute par Cadaqués avec un déjeuner devant la statue de Dalí, près de la plage. Après sangrias, tapas et autres paellas, nous avons visité la Maison-Musée de Dalí à Port Lligat. Cette demeure présente trois types d’espaces où les Dalí ont passé les moments les plus intimes de leur vie : le rez-de-chaussée, l’atelier où se trouvent rassemblés les objets liés à l’activité de l’artiste et les espaces extérieurs, oliveraie et cours, conçus pour la vie publique et l’activité créatrice éphémère.
Le deuxième jour est consacré au Musée-Théâtre Dalí, le plus grand des objets surréalistes du monde. Installé dans une construction du XIXe siècle, ancien théâtre municipal détruit à la fin de la guerre civile, sur les ruines duquel Salvador Dalí décide de construire son musée : « Où, si ce n’est dans ma ville, doit s’établir ce qui, de mon œuvre, sera le plus extravagant et le plus solide » et à la ville de Figueras.
Au musée des bijoux, l’ambiance est feutrée. En effet, l’absence de la foule contribue grandement à la sérénité du lieu. Des vitrines magnifient et protègent les bijoux. Juste à côté, les dessins du maître sont affichés et permettent de voir quelle était son idée. Toutes ces œuvres ont été réalisées entre 1941 et 1970. C’est Dalí qui a choisi les matériaux et les pierres précieuses pour leur beauté et leur valeur symbolique. Toutes s’associent pour former des cœurs, des lèvres, des yeux, des éléphants et autres figures importantes chez l’artiste. Bien sûr, on retrouve ici tous les codes du maître, tout son talent visionnaire. Les montres molles ne manquent pas à l’appel, ni les symboles religieux.
Le dernier jour, après avoir fait la photo du groupe et profité une dernière fois des installations de l’hôtel, les participants ont entamé le voyage retour, avec toujours cette question : « Était-il fou ou était-il un génie ? » La question reste posée, il faudra qu’on y retourne !

2023 – Nice et ses musées… Matisse, Art déco, Picasso et la céramique

D’abord Henri Matisse, avec la visite du musée qui lui est dédié dans les jardins de Cimiez et son monastère, sur les hauteurs de Nice, puis la chapelle du Rosaire qu’il a conçue et réalisée et qu’il « considère, malgré toutes ses imperfections, comme son chef d’œuvre… et le résultat d’une vie consacrée à la recherche de la vérité. »
Le deuxième jour était consacré à l ’Art moderne et un premier arrêt imprévu à la cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas, dont nous avons visité l’intérieur déjà conquis par sa beauté extérieure, écrin de verdure et de spiritualité.
Puis, nous avons rejoint le musée d’Art moderne et d’Art contemporain, ou MAMAC, parcouru les divers étages de ce musée futuriste, jusqu’aux terrasses donnant une vue à 360° sur Nice, de la mer aux contreforts montagneux de l’arrière-pays. Nous y avons croisé les œuvres d’Yves Klein, Niki de Saint Phalle, le nouveau réalisme/pop art cher à Andy Warhol et la peinture en fragments de Marcel Alocco.
C’est sur la place Garibaldi ou dans les ruelles adjacentes que chacun a trouvé une brasserie pour déguster les spécialités locales, socca et autres salades niçoises.
L’après-midi, c’était au tour du palais Lascaris pour une exposition intitulée « Odon, métamorphose baroque », plus de soixante tressages et dessins récents de l’artiste, qui prennent place dans l’architecture de ce palais daté des XVIIe et XVIIIe siècles. Court temps libre dans la vieille ville de Nice après les neuf cents mètres de la promenade du Paillon, rivière de verdure qui rejoint la promenade des Anglais.
Et enfin, Pablo Picasso à Vallauris. Notre guide nous a fait découvrir L’homme au mouton, première sculpture de l’artiste, installée place Paul Isnard, offerte en 1949 à la ville en remerciement de son accueil chaleureux. Étapes suivantes, l’ancien prieuré de l’abbaye de Lérins, reconstruit au XVIe siècle, qui abrite le Musée national Picasso, la fresque La Guerre et la Paix peinte dans la chapelle romane et la découverte des céramiques de Picasso. Il a commencé son travail chez Madoura, un céramiste local, en 1947 et le modelage, l’émaillage et la décoration n’ont eu très vite plus de secrets pour lui. Il a créé près de quatre mille pièces. Certains d’entre nous ont eu la chance de rencontrer Dominique Sassi, vaillant nonagénaire, qui a travaillé avec Picasso dans la confection des céramiques. Il leur a décrit, avec forces anecdotes, un artiste, bourreau de travail mais extrêmement humain et passionné.
Bernard Reinier

Le blog de l'UMTL

Retours sur escapades…

9 mai 2024

2018 – Noir mais pas que… Sur les traces de Pierre Soulages

Après quatre heures de route, les participants ont pu profiter de la gastronomie ruthénoise avant d’enchaîner la visite des musées (deux groupes) musée Soulages / musée Fenaille et la traversée de la vieille ville en guise de promenade digestive.
Au cœur de la cité de Rodez, le musée Fenaille doit sa renommée internationale à sa collection exceptionnelle de statues-menhirs, sculptées il y a plus de cinq mille ans. Ces sculptures énigmatiques sont les plus anciennes statues monumentales d’Europe.
Le musée Soulages, quant à lui, abrite la plus importante collection au monde d’œuvres du peintre, né à Rodez en 1919. Peintures sur toile et sur papier, dont les précieux brous de noix de l’après-guerre, estampes (eaux-fortes, lithographies, sérigraphies), bronzes et travaux préparatoires des vitraux de Conques. Lors de notre visite, une des grandes figures de l’architecture et de l’urbanisme du XXe siècle, Charles-Édouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier était à l’honneur.
À l’issue de cette longue journée, un hôtel restaurant convivial attendait les participants pour un dîner et une nuit au calme à quelques kilomètres de Rodez.
Le lendemain matin était consacré à la visite de la cathédrale de Rodez et de la vieille ville, en toute liberté et au gré de l’humeur des participants, en flânant dans les rues piétonnes. Après avoir profité encore une fois de la gastronomie aveyronnaise, le retour vers Martigues était inéluctable avec des souvenirs plein les yeux… et le ventre !

2019 – Fou ou génie… À la rencontre de Salvador Dali

En mars 2019, toujours à l’initiative de l’atelier Arts plastiques, nous nous sommes invités chez Salvador Dalí, en Espagne, pour découvrir la Casa-Museu Salvador Dalí à Port Lligat et le Teatre Museu Dalí à Figueras, entre autres.
Le voyage débute par Cadaqués avec un déjeuner devant la statue de Dalí, près de la plage. Après sangrias, tapas et autres paellas, nous avons visité la Maison-Musée de Dalí à Port Lligat. Cette demeure présente trois types d’espaces où les Dalí ont passé les moments les plus intimes de leur vie : le rez-de-chaussée, l’atelier où se trouvent rassemblés les objets liés à l’activité de l’artiste et les espaces extérieurs, oliveraie et cours, conçus pour la vie publique et l’activité créatrice éphémère.
Le deuxième jour est consacré au Musée-Théâtre Dalí, le plus grand des objets surréalistes du monde. Installé dans une construction du XIXe siècle, ancien théâtre municipal détruit à la fin de la guerre civile, sur les ruines duquel Salvador Dalí décide de construire son musée : « Où, si ce n’est dans ma ville, doit s’établir ce qui, de mon œuvre, sera le plus extravagant et le plus solide » et à la ville de Figueras.
Au musée des bijoux, l’ambiance est feutrée. En effet, l’absence de la foule contribue grandement à la sérénité du lieu. Des vitrines magnifient et protègent les bijoux. Juste à côté, les dessins du maître sont affichés et permettent de voir quelle était son idée. Toutes ces œuvres ont été réalisées entre 1941 et 1970. C’est Dalí qui a choisi les matériaux et les pierres précieuses pour leur beauté et leur valeur symbolique. Toutes s’associent pour former des cœurs, des lèvres, des yeux, des éléphants et autres figures importantes chez l’artiste. Bien sûr, on retrouve ici tous les codes du maître, tout son talent visionnaire. Les montres molles ne manquent pas à l’appel, ni les symboles religieux.
Le dernier jour, après avoir fait la photo du groupe et profité une dernière fois des installations de l’hôtel, les participants ont entamé le voyage retour, avec toujours cette question : « Était-il fou ou était-il un génie ? » La question reste posée, il faudra qu’on y retourne !

2023 – Nice et ses musées… Matisse, Art déco, Picasso et la céramique

D’abord Henri Matisse, avec la visite du musée qui lui est dédié dans les jardins de Cimiez et son monastère, sur les hauteurs de Nice, puis la chapelle du Rosaire qu’il a conçue et réalisée et qu’il « considère, malgré toutes ses imperfections, comme son chef d’œuvre… et le résultat d’une vie consacrée à la recherche de la vérité. »
Le deuxième jour était consacré à l ’Art moderne et un premier arrêt imprévu à la cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas, dont nous avons visité l’intérieur déjà conquis par sa beauté extérieure, écrin de verdure et de spiritualité.
Puis, nous avons rejoint le musée d’Art moderne et d’Art contemporain, ou MAMAC, parcouru les divers étages de ce musée futuriste, jusqu’aux terrasses donnant une vue à 360° sur Nice, de la mer aux contreforts montagneux de l’arrière-pays. Nous y avons croisé les œuvres d’Yves Klein, Niki de Saint Phalle, le nouveau réalisme/pop art cher à Andy Warhol et la peinture en fragments de Marcel Alocco.
C’est sur la place Garibaldi ou dans les ruelles adjacentes que chacun a trouvé une brasserie pour déguster les spécialités locales, socca et autres salades niçoises.
L’après-midi, c’était au tour du palais Lascaris pour une exposition intitulée « Odon, métamorphose baroque », plus de soixante tressages et dessins récents de l’artiste, qui prennent place dans l’architecture de ce palais daté des XVIIe et XVIIIe siècles. Court temps libre dans la vieille ville de Nice après les neuf cents mètres de la promenade du Paillon, rivière de verdure qui rejoint la promenade des Anglais.
Et enfin, Pablo Picasso à Vallauris. Notre guide nous a fait découvrir L’homme au mouton, première sculpture de l’artiste, installée place Paul Isnard, offerte en 1949 à la ville en remerciement de son accueil chaleureux. Étapes suivantes, l’ancien prieuré de l’abbaye de Lérins, reconstruit au XVIe siècle, qui abrite le Musée national Picasso, la fresque La Guerre et la Paix peinte dans la chapelle romane et la découverte des céramiques de Picasso. Il a commencé son travail chez Madoura, un céramiste local, en 1947 et le modelage, l’émaillage et la décoration n’ont eu très vite plus de secrets pour lui. Il a créé près de quatre mille pièces. Certains d’entre nous ont eu la chance de rencontrer Dominique Sassi, vaillant nonagénaire, qui a travaillé avec Picasso dans la confection des céramiques. Il leur a décrit, avec forces anecdotes, un artiste, bourreau de travail mais extrêmement humain et passionné.
Bernard Reinier

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